A Contre-courant

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Méditation 147: Laisse-le faire son choix, et ne le lâche pas (1)



Texte lu

 

Genèse 13:7-13

  

Il y eut querelle entre les bergers des troupeaux d’Abram et les bergers des troupeaux de Lot. Les Cananéens et les Phérésiens habitaient alors dans le pays. Abram dit à Lot : Qu’il n’y ait point, je te prie, de dispute entre moi et toi, ni entre mes bergers et tes bergers ; car nous sommes frères. Tout le pays n’est-il pas devant toi ? Sépare-toi donc de moi : si tu vas à gauche, j’irai à droite ; si tu vas à droite, j’irai à gauche.  Lot leva les yeux, et vit toute la plaine du Jourdain, qui était entièrement arrosée. Avant que l’Eternel eût détruit Sodome et Gomorrhe, c’était, jusqu’à Tsoar, comme un jardin de l’Eternel, comme le pays d’Egypte. Lot choisit pour lui toute la plaine du Jourdain, et il s’avança vers l’orient. C’est ainsi qu’ils se séparèrent l’un de l’autre. Abram habita dans le pays de Canaan ; et Lot habita dans les villes de la plaine, et dressa ses tentes jusqu’à Sodome. Les gens de Sodome étaient méchants, et de grands pécheurs contre l’Eternel.

 

 

 

Enseignement

 

Nous allons nous laisser enseigner aujourd'hui par celui que la communauté des théologiens appelle le "père de la foi".

 

Abram (qui deviendra plus tard Abraham) est l'oncle de Lot dont le père Haran, son frère, a connu la mort très tôt. Il prend la responsabilité de son neveu après que son propre père, Térakh, ai, lui aussi, disparu. Après avoir reçu l'appel du Seigneur à quitter lieu où il restait pour aller en un pays qui lui serait indiqué, Abram devient nomade et voyage avec tous ses biens et serviteurs, sa femme, et Lot. Ce dernier, au fil du temps, se constitue un patrimoine personnel, du menu et du gros bétail, des tentes, qui deviennent évidemment de plus en plus difficile à gérer dans le même espace que son oncle. Il s'ensuit donc des querelles. Les deux hommes avec leurs biens et serviteurs ne  peuvent plus rester ensemble. Que faire?

 

C'est ici que l'histoire devient très édifiante. Abram, le père et le chef de la troupe, avait le choix de la décision à prendre. Il aurait pu se dire: "Mais pour qui il se prend même ce petit? Je l'ai pris sous ma protection, je l'ai élevé! Tout ce qu'il a, c'est grâce à moi qu'il l'a eu. Aujourd'hui il ose s'imposer à moi?", et d'autres pensées semblables, suivies d'attitudes de rejet. Il aurait pu indiquer une direction à Lot et choisir une autre. Mais il ne le fait pas.

 

Abram privilégie la paix. Il décide d'honorer son neveu en le laissant faire le choix de son territoire. Il le laisse s'exprimer librement comme un grand, montrant ainsi que son désir est de le voir voler de ses propres ailes. Il est prêt à respecter le choix de Lot quel qu'il soit. Alors, il fait le pas, il va le voir et lui dit: "Qu’il n’y ait point, je te prie, de dispute entre moi et toi, ni entre mes bergers et tes bergers ; car nous sommes frères. Tout le pays n’est-il pas devant toi ? Sépare-toi donc de moi : si tu vas à gauche, j’irai à droite ; si tu vas à droite, j’irai à gauche".

 

La suite est claire. Lot, comme tout homme égoïste et sans sagesse dans sa situation, n'hésite pas. Son choix est clair. Il prend ce qui frappe le regard. Il choisit "la plaine du Jourdain, qui était entièrement arrosée". Plus tard, il s'en mordra les doigts.

 

Abram a été sage.  Il a été un bon artisan de paix. Il n'a pas usé de son droit de père ou de chef pour imposer sa volonté à son neveu devenu grand. Il l'a respecté tel qu'il était. Il a respecté son choix. Plus tard, c'est encore lui qui ira sauver Lot et même intercéder pour lui auprès du Seigneur.

 

Puissions-nous être des parents et des chefs comme Abram.

 

 

 



21/07/2011
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