A Contre-courant

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Méditation 184: A chacun selon son contrat



Texte lu

 

Matthieu 20:1-16

  

Car le royaume des cieux est semblable à un maître de maison qui sortit dès le matin, afin de louer des ouvriers pour sa vigne. Il convint avec eux d’un denier par jour, et il les envoya à sa vigne. Il sortit vers la troisième heure, et il en vit d’autres qui étaient sur la place sans rien faire. Il leur dit : Allez aussi à ma vigne, et je vous donnerai ce qui sera raisonnable. Et ils y allèrent. Il sortit de nouveau vers la sixième heure et vers la neuvième, et il fit de même. Étant sorti vers la onzième heure, il en trouva d’autres qui étaient sur la place, et il leur dit : Pourquoi vous tenez-vous ici toute la journée sans rien faire ? Ils lui répondirent : C’est que personne ne nous a loués. Allez aussi à ma vigne, leur dit-il. Quand le soir fut venu, le maître de la vigne dit à son intendant : Appelle les ouvriers, et paie-leur le salaire, en allant des derniers aux premiers. Ceux de la onzième heure vinrent, et reçurent chacun un denier. Les premiers vinrent ensuite, croyant recevoir davantage ; mais ils reçurent aussi chacun un denier. En le recevant, ils murmurèrent contre le maître de la maison, et dirent : Ces derniers n’ont travaillé qu’une heure, et tu les traites à l’égal de nous, qui avons supporté la fatigue du jour et la chaleur. Il répondit à l’un d’eux: Mon ami, je ne te fais pas tort ; n’es-tu pas convenu avec moi d’un denier ? Prends ce qui te revient, et va-t’en. Je veux donner à ce dernier autant qu’à toi. Ne m’est-il pas permis de faire de mon bien ce que je veux ? Ou vois-tu de mauvais œil que je sois bon ? - Ainsi les derniers seront les premiers, et les premiers seront les derniers.

 

 

 

Enseignement

 

Dans la toute première méditation publiée dans ce blog (Méditation 1: A Chacun selon sa mesure), nous faisions le constat selon lequel le Seigneur accorde ses grâces, talents et autres dons à chacun selon une mesure dont lui seul connaît le principe. Aujourd'hui, nous voyons que, même en ce qui concerne le salaire, très souvent, c'est lui qui décide.

 

Les ouvriers loués dès le matin, il devait être tôt, peut-être 06h, ont eu l'opportunité de négocier la rémunération. Un denier par jour, pour eux, c'était satisfaisant. Il ont arrêté un contrat en connaissance de cause. C'est un peu comme certains d'entre nous qui prennent des engagements avec le Seigneur, ou ceux qui font des vœux et alliances. Beaucoup de chrétiens, lorsqu'ils prient, font des promesses à Dieu, en échange de ce qu'il souhaitent que le Seigneur leur accorde. Il faut savoir que le Seigneur est intransigeant quand il s'agit de tenir parole. C'est pour cela qu'il met en garde ceux qui s'empressent de prendre des engagements (Ecclésiaste 5:4-5 "Lorsque tu as fait un vœu à Dieu, ne tarde pas à l’accomplir, car il n’aime pas les insensés : accomplis le vœu que tu as fait. Mieux vaut pour toi ne point faire de vœu, que d’en faire un et de ne pas l’accomplir").

 

Le maître a besoin de plus d'ouvriers, alors il va parcourant les rues, et en loue à différentes heures de la journée : troisième (09h), sixième (12h), neuvième (15h), onzième (17h). Ces derniers ouvriers n'ont aucune négociation avec lui. Il leur promet ce qui est convenable. Ceux-ci ne pouvaient pas vraiment négocier, car ayant commencé le travail dans le journée, le prix normal d'un jour ne pouvait leur être accordé. Il s étaient donc obligés de s'en remettre à la bonté du maître.

 

A la fin de journée, "quand le soir fut venu", c'était forcement autour de 18h, le bilan est le suivant: les premiers ont travaillé pendant 12h, les suivants pendant 09h, 06h, 03h, 01h.

 

Les premiers reçoivent le salaire conclu, c'est-à-dire un denier. Ils sont satisfaits, car le maître a fait comme cela était convenu. Lorsqu'arrive le tour des autres, ceux qui ont moins travaillé, ils reçoivent la même chose ! Là, c'est la révolte, on crie à l'injustice, et on se demande pourquoi.

 

Le maître est libre de faire ce qu'il veut de ses biens. Il a été juste avec les premiers ouvriers en leur donnant ce qui était convenu, et certainement conforme au droit du travail de l'époque. Avec les autres, il a décidé d'être bon. Il leur a donné ce qui est convenable, selon sa bonté.

 

C'est ainsi que Dieu agit avec nous, il donne à chacun selon qu'il le décide, mais si tu conviens d'un salaire avec lui, et que vous vous entendiez sur cela, il ne t’accordera que ce que tu as demandé.

 

Pour ma part je pense qu'il vaut mieux vivre en comptant sur la grâce de Dieu en toutes choses, car nous ne savons jusqu'à quel point elle peut s'étendre en notre faveur. Pour ceux qui veulent que le Seigneur leur accorde ce qu'ils méritent, ils risquent le regretter en voyant que ceux qui font moins d'effort bénéficient d'une grâce plus grande.

 

 

 

 



28/11/2011
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