A Contre-courant

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RCA : au nom de dieu, des armes et du fric

 

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Le 25 mars 2013, Michel DJOTODIA chef de  l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR) et de la rébellion Seleka se déclare « Président de la République  Centrafricaine» suite à la prise de la capitale Bangui par les rebelles au cours de laquelle a été renversé le général François Bozizé.  À travers un discours à Bangui, il annonce conserver le Premier ministre Nicolas Tiangaye issu des accords de Libreville et organiser des élections d'ici 3 ans maximum. Le 13 avril 2013, un Conseil national de transition le confirme à son poste. Il est officiellement investi chef de l'État de la transition le 18 août 2013 pour une période transitoire de 18 mois. À cette occasion, il affirme qu'il ne sera pas candidat à la prochaine élection présidentielle. Il est le premier président musulman dans un pays dont la plus grande partie de la population est chrétienne.

Dès sa prise du pouvoir en mars, il dissout la Seleka, mais les ex-rebelles se livrent par la suite à de nombreuses exactions contre la population où il est incapable de réagir jusqu’à sa démission le 11 janvier 2014.

Depuis donc le renversement de François Bozizé, deux fractions sont nées :

- les Anti-balaka (« anti-machettes » en sango termes utilisés pour désigner les milices d'auto-défense chrétienne) sont apparues en République centrafricaine ;

- l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR) et de la rébellion Seleka principalement musulmane et soutenant Michel Djotodia.

 

(Source: Wikipedia)

 

 

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Chaque faction justifie sa barbarie et tient l’autre pour responsable. A l’analyse des faits l’on s’aperçoit que les exactions commises se font  plutôt au nom de dieu, des armes, du fric, et qu’il est important d’être vigilant.

 

1. Les véritables motivations

Les tensions entre la population chrétienne de Centrafrique, principalement sédentaire, et la population musulmane, principalement nomade, grandissent après la prise de pouvoir de la Seleka. Des exactions commises entre les communautés et l'intervention de la Seleka en faveur des populations musulmanes donnent naissance à des groupes d'auto-défense chrétiens, les anti-balaka.

Chaque groupe agit :

- Au nom de dieu c'est-à-dire l’être suprême de terreur, de vengeance, de pillage et de viol. Un dieu qui prend plaisir au sang humain, qui s’intéresse plus à l’aspect extérieur qu’intérieur, le dieu du tribalisme, de la haine ;

- Au nom des armes : contrairement à l’épitre de Paul aux Ephésiens, dans le chapitre 6 les versets  13 à 16, qui donne les armes de Dieu à utiliser dans le combat (à savoir la vérité pour ceinture, le zèle de l’évangile comme chaussure, le bouclier de la foi, le casque du salut, l’épée de l’Esprit qui est la parole de Dieu),  le dieu qui anime les factions c'est les machettes, les gris-gris,  les pistolets, kalachnikovs, bref les armes à feu et les armes blanches;

- Au nom du fric : On profite de la situation pour piller et chercher à s’enrichir à tous les prix. L’argent devient le nerf de la guerre.

 

2. Le véritable Dieu

Pourtant Dieu le créateur du ciel et de la terre à travers son Fils Jésus Christ donne des orientations précises sur la conduite de tout homme qui invoque son nom. Il montre les signes qu’on doit observer sur les hommes agissant en son nom. On peut citer :

- L’amour : «vous avez appris qu’il est dit : tu aimeras ton prochain, et tu haïras ton ennemi, mais moi je vous dis : aimez vos ennemis, bénissez ceux qui maudissent, faites du bien à ceux qui haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et vous persécutent, afin que vous soyez fils de votre Père qui est dans les cieux ; car il fait lever le soleil sur les méchants et sur les bons, et il fait pleuvoir sur les justes et les injustes» (Matthieu 5:43-45) ;

- Le pardon : Jésus répond à Pierre qu’il ne faut pas seulement pardonner à son frère sept fois quand il pêchera contre toi, mais jusqu’à septante fois sept fois. Au travers de la parabole du serviteur impitoyable dans Matthieu 18:21-35, Jésus continue dans la même lancée pour marquer l’esprit de ses disciples par cette conclusion: «c’est ainsi que mon Père céleste vous traitera, si chacun de vous ne pardonne à son frère de tout son cœur». Il est donc impensable de se proclamer enfant de lumière et sympathiser avec la haine et la rancune ;

- La paix : «recherchez la paix avec tous et la sanctification sans laquelle personne ne verra le Seigneur.» (Hebreux 12:14)

 

3. Vigilance dans la conduite

Bien qu’on doive déplorer ce qui se passe chez nos frères centrafricains, il est important que chacun de nous revoie sa conduite et s’examine pour extirper les actes anti-balaka ou Seleka, car un adage affirme: «Quand tu vois la fumée apparaître sur le toit de ton voisin, il ne faut pas te réjouir mais plutôt prendre des dispositions».

- Nous devons supprimer de notre conduite toute attitude à tendance tribale dans nos lieux de service, à l’école ou la société.

- Nous devons être prompts à pardonner et être des porteurs de réconciliation et d’amour afin que les germes de violence soient détruits.

- Nous devons nous revêtir des armes spirituelles pour le combat ; ceci par la puissance du Saint Esprit afin d’éteindre tous les traits enflammés de l'ennemi.

- Nous devons détruire de notre vie l’amour de l’argent et du pouvoir qui sont la racine de tous les maux.

 

Aujourd’hui c’est la République Centrafricaine mais à qui le tour demain ?

Posons des actes à contre-courant pour stopper ce virus de violence.

 

Au nom de qui et de quoi agis-tu tous les jours ?????????????????????????

 

 

 

Réflexion proposée par David

 



16/01/2014
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