A Contre-courant

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Méditation 131: Très belle fin

 

Texte lu

 

Jean 19:25-30

  

Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Clopas, et Marie de Magdala. Jésus, voyant sa mère, et auprès d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : Femme, voilà ton fils. Puis il dit au disciple : Voilà ta mère. Et, dès ce moment, le disciple la prit chez lui. Après cela, Jésus, qui savait que tout était déjà consommé, dit, afin que l’Ecriture fût accomplie: J’ai soif. Il y avait là un vase plein de vinaigre. Les soldats en remplirent une éponge, et, l’ayant fixée à une branche d’hysope, ils l’approchèrent de sa bouche. Quand Jésus eut pris le vinaigre, il dit : Tout est accompli. Et, baissant la tête, il rendit l’esprit.

 

 

 

Enseignement

 

Je trouve cet ultime épisode de la vie de Jésus très beau, et très bien conté. C'est une situation particulièrement édifiante, et c'est normal, vu que l'avenir de l'humanité s'y joue.

 

Le sujet principal ici étant la mort, et une mort par crucifixion, on se serait attendu à y voir toute la douleur du monde. Mais ce n'est pas le cas. Bien que Jésus souffre, on n'a pas envie de pleurer. On a plutôt l'esprit à la méditation et à la contemplation.

 

Les éléments qui donnent cette impression viennent de l'attitude de Jésus. Il ne se focalise pas sur sa mort imminente. Non, au contraire il continue d'agir.

 

Tout d'abord, Jésus se soucie de la situation de sa mère. Il prend soin de la confier à Jean. C'est curieux, Jésus avait bien une famille. Son père était encore vivant et il avait des frères selon ce que la Bible nous dit. Il préfère confier sa mère à son disciple. Comme quoi, et il l'avait dit, sa famille, c'est ceux qui font la volonté de son Père qui est dans le cieux (Matthieu 12:47-50).

 

Ensuite, il prend soin d'accomplir l’Écriture, c'est-à-dire, les prophéties qui le concernent dans l'Ancien Testament. Il le fait, afin que l'on sache que c'est bien lui le Messie qui avait été annoncé.

 

Enfin, et ici nous prenons deux faits qui ne sont pas relatés par Jean, il demande "Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font ", puis il sauve l'âme d'un des brigands qui étaient crucifiés au même moment que lui (Luc 23:33-44).

 

La mort de Jésus n'est pas une fatalité, au contraire, c'est le point de départ d'une ère d'espoir pour l'homme. Jésus a parfaitement accompli la mission qui l'avait amené parmi nous. Il peut partir en paix. C'est cela l'esprit de cette narration. On admire, on contemple, il y a de l'espoir pour nous qui restons.

 

Puissions nous suivre le modèle du Seigneur en œuvrant fidèlement pendant notre séjour sur cette terre, afin qu'au dernier jour (notre dernier jour) il y ait paix, espérance, sensation d'une vie utile, et d'une mission bien accomplie.

 

 

 

Dans le même sens, vous pouvez lire:

 

Méditation 98: Tout est accompli. Quelle paix, quelle sérénité !

 

 

 

 

Article modifié le 28 mars 2013

 



30/05/2011
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