A Contre-courant

A Contre-courant

Méditation 149: Laisse-le faire son choix, et ne le lâche pas (3)

 

Texte lu

 

Genèse 18:1-33; 19:1-29

 

[Extraits]

 

L’Eternel lui apparut parmi les chênes de Mamré, comme il était assis à l’entrée de sa tente, pendant la chaleur du jour. Il leva les yeux, et regarda : et voici, trois hommes étaient debout près de lui. Quand il les vit, il courut au-devant d’eux, depuis l’entrée de sa tente, et se prosterna en terre. Et il dit : Seigneur, si j’ai trouvé grâce à tes yeux, ne passe point, je te prie, loin de ton serviteur... Abraham alla promptement dans sa tente vers Sara, et il dit : Vite, trois mesures de fleur de farine, pétris, et fais des gâteaux. Et Abraham courut à son troupeau, prit un veau tendre et bon, et le donna à un serviteur, qui se hâta de l’apprêter. Il prit encore de la crème et du lait, avec le veau qu’on avait apprêté, et il les mit devant eux. Il se tint lui-même à leurs côtés, sous l’arbre. Et ils mangèrent... Ces hommes se levèrent pour partir, et ils regardèrent du côté de Sodome. Abraham alla avec eux, pour les accompagner.

Alors l’Eternel dit : Cacherai-je à Abraham ce que je vais faire ? … Et l’Eternel dit : Le cri contre Sodome et Gomorrhe s’est accru, et leur péché est énorme. C’est pourquoi je vais descendre, et je verrai s’ils ont agi entièrement selon le bruit venu jusqu’à moi ; et si cela n’est pas, je le saurai... Abraham se tint encore en présence de l’Eternel. Abraham s’approcha, et dit : Feras-tu aussi périr le juste avec le méchant ?  Peut-être y a-t-il cinquante justes au milieu de la ville : les feras-tu périr aussi, et ne pardonneras-tu pas à la ville à cause des cinquante justes qui sont au milieu d’elle ? Et l’Eternel dit : Si je trouve dans Sodome cinquante justes au milieu de la ville, je pardonnerai à toute la ville, à cause d’eux... Abraham dit : Que le Seigneur ne s’irrite point, et je ne parlerai plus que cette fois. Peut-être s’y trouvera-t-il dix justes. Et l’Eternel dit : Je ne la détruirai point, à cause de ces dix justes...

Les hommes dirent à Lot : Qui as-tu encore ici ? Gendres, fils et filles, et tout ce qui t’appartient dans la ville, fais-les sortir de ce lieu. Car nous allons détruire ce lieu, parce que le cri contre ses habitants est grand devant l’Eternel. L’Eternel nous a envoyés pour le détruire. Lot sortit, et parla à ses gendres qui avaient pris ses filles : Levez-vous, dit-il, sortez de ce lieu ; car l’Eternel va détruire la ville. Mais, aux yeux de ses gendres, il parut plaisanter.

Dès l’aube du jour, les anges insistèrent auprès de Lot, en disant: Lève-toi, prends ta femme et tes deux filles qui se trouvent ici, de peur que tu ne périsses dans la ruine de la ville. Et comme il tardait, les hommes le saisirent par la main, lui, sa femme et ses deux filles, car l’Eternel voulait l’épargner ; ils l’emmenèrent, et le laissèrent hors de la ville. Après les avoir fait sortir, l’un d’eux dit : Sauve-toi, pour ta vie ; ne regarde pas derrière toi, et ne t’arrête pas dans toute la plaine ; sauve-toi vers la montagne, de peur que tu ne périsses...

Alors l’Eternel fit pleuvoir du ciel sur Sodome et sur Gomorrhe du soufre et du feu, de par l’Eternel. Il détruisit ces villes, toute la plaine et tous les habitants des villes, et les plantes de la terre. La femme de Lot regarda en arrière, et elle devint une statue de sel.

Abraham se leva de bon matin, pour aller au lieu où il s’était tenu en présence de l’Eternel. Il porta ses regards du côté de Sodome et de Gomorrhe, et sur tout le territoire de la plaine ; et voici, il vit s’élever de la terre une fumée, comme la fumée d’une fournaise. Lorsque Dieu détruisit les villes de la plaine, il se souvint d’Abraham ; et il fit échapper Lot du milieu du désastre, par lequel il bouleversa les villes où Lot avait établi sa demeure.

 

 

 

Enseignement

 

Nous voici arrivés à la troisième et dernière partie de notre étude sur la relation entre Abraham et Lot, son neveu. Nous avons d'abord vu qu'Abraham, après avoir pris soin de Lot pendant plusieurs années, avait constaté la croissance de celui-ci, et lui avait laissé le choix du lieu où ils devaient aller tous les deux (Méditation 147: Laisse-le faire son choix, et ne le lâche pas (1)). Ensuite nous avons constaté qu'Abraham, malgré le choix égoïste de son neveu, ne l'abandonnait pas. Il avait constitué une armée pour le sauver, ainsi que toute la ville où il demeurait, de la fureur des rois voisins (Méditation 147: Laisse-le faire son choix, et ne le lâche pas (2)). Aujourd'hui, voici l'oncle qui ose parler afin de sauver son neveu Lot de la fureur de Dieu.

 

Abraham est un homme bon, sage et vaillant, comme nous l'avons déjà noté. Mais il est aussi hospitalier. Il ne peut voir ces hommes passer près de chez lui sans leur donner quelque chose à manger et à boire. Il sait qu'il est en présence de Dieu. C'est pourquoi son empressement est encore plus grand.

 

Dieu a un faible pour Abraham. Il a commencé à lui parler depuis longtemps. Aujourd'hui, Abraham se montre très empressé à son égard au moment où il envoie ses anges détruire Sodome et Gomorrhe, deux villes dont le péché est immense et intolérable. Il sait bien que Lot réside à Sodome. Le Seigneur ne peut exécuter un tel dessein sans en parler d'abord à son "ami" (Amos 3:7; Jacques 2:23).

 

Abraham ne veut pas que le Seigneur détruise la ville, et Lot. La première fois il est allé en guerre contre des hommes pour la sauver. Maintenant c'est Dieu lui même qui s'y met. Le seul moyen c'est d'intercéder, c'est de plaider. Il use de toute l'argumentation que lui permet son raisonnement humain, ainsi que de sa connaissance de Dieu pour arriver à ses fins. L’Éternel sera-t-il injuste de détruire la ville avec des personnes justes à l'intérieur? Mais au fait, combien de justes peut-on trouver dans cette ville? Abraham ne le sait pas. Il commence par 50, puis 45, 30, 20, et s'arrête à 10. Quelle patience de la part du Seigneur! Mission accomplie pour Abraham, la ville a une chance de s'en sortir.

 

Hélas, ces anges, une fois dans la ville, tombent sous le coup de méchanceté de ses habitants. Il n'y a que Lot qui se montre bienveillant envers eux. Si on compte Lot, sa femme et ses deux filles, cela nous fait 4 personnes considérées comme justes. La ville doit être détruite ! Le Seigneur, à cause d'Abraham, décide quand même de faire échapper Lot, ainsi que tous ceux qui le suivraient. Malheureusement, personne d'autre ne vient. Lot est désemparé, et les anges doivent même le sortir de la ville manu militari. Voyez jusqu'à quel point le Seigneur tient à faire plaisir à Abraham !

 

Le sort de la femme de Lot est pathétique. Privée du salut pour si peu. Les instructions avaient pourtant été très claires. Son attitude montre qu'elle regrettait la ville. Comme le dit le Seigneur "Quiconque met la main à la charrue, et regarde en arrière, n’est pas propre au royaume de Dieu." (Luc 9:62)

 

On peut tirer beaucoup d'enseignements de cette histoire: les bienfaits de l'hospitalité, la nécessité d'intercéder pour les autres, le renoncement et le détachement nécessaires pour accéder au royaume de Dieu, etc... Mais ce qui nous intéresse au premier chef c'est qu'une fois de plus Abraham ne lâche pas son neveu Lot.

 

Puissions-nous être de bons chef et parents comme Abraham.

 

 

 



28/07/2011
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