A Contre-courant

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Méditation 200: Le coup de pouce de l'accusé



Texte lu

 

Matthieu 26:59-68

  

Les principaux sacrificateurs et tout le sanhédrin cherchaient quelque faux témoignage contre Jésus, suffisant pour le faire mourir. Mais ils n’en trouvèrent point, quoique plusieurs faux témoins se fussent présentés. Enfin, il en vint deux, qui dirent : Celui-ci a dit : Je puis détruire le temple de Dieu, et le rebâtir en trois jours. Le souverain sacrificateur se leva, et lui dit : Ne réponds-tu rien ? Qu’est-ce que ces hommes déposent contre toi ? Jésus garda le silence. Et le souverain sacrificateur, prenant la parole, lui dit : Je t’adjure, par le Dieu vivant, de nous dire si tu es le Christ, le Fils de Dieu. Jésus lui répondit : Tu l’as dit. De plus, je vous le déclare, vous verrez désormais le Fils de l’homme assis à la droite de la puissance de Dieu, et venant sur les nuées du ciel. Alors le souverain sacrificateur déchira ses vêtements, disant : Il a blasphémé ! Qu’avons-nous encore besoin de témoins ? Voici, vous venez d’entendre son blasphème. Que vous en semble ? Ils répondirent : Il mérite la mort. Là-dessus, ils lui crachèrent au visage, et lui donnèrent des coups de poing et des soufflets en disant : Christ, prophétise ; dis-nous qui t’a frappé.

 

 

 

Enseignement

 

Cette scène m'amuse toujours beaucoup lorsque je la lis. Nous sommes ici dans un procès tout à fait curieux. Deux éléments sont vrais et connus des accusateurs et de l'accusé:

- L'accusé est parfait et sans faute, d'où la nécessité de trouver de "faux témoins" contre lui.

- L'accusé doit absolument mourir

 

Ceux qui accusaient Jésus avaient quand même le désir d'établir une accusation claire basée sur des faits réels ou non, mais convaincants selon la loi juive. C'est ce qui explique que beaucoup de soi-disant témoins n'aient pas été retenus. La dernière option était donc de pousser Jésus à la faute. Mais de le dire déjà sonne insensé, vu que le Seigneur ne peut pas commettre d'erreur. Il n'y a aucune faute dans ses actions.

Alors que faire ?

 

La mission de Jésus n'était décidément pas facile. L'idée d'affronter la mort à elle seule comporte toute la douleur de ce sacrifice. S'il faut encore se retrouver dans l'obligation de susciter soi-même les motifs pour une accusation acceptable, là ça devient carrément surréaliste. Mais c'était ça ou passer de longs moments inutiles dans un procès dont l'issue était connue.

Il fallait que Jésus fasse quelque chose.

 

Ce dernier, voyant que la partie adverse ne réussissait même pas à trouver un motif correct, leur vient en aide en disant une parole qui allait susciter des remous.

"Jésus lui répondit : Tu l’as dit. De plus, je vous le déclare, vous verrez désormais le Fils de l’homme assis à la droite de la puissance de Dieu, et venant sur les nuées du ciel. Alors le souverain sacrificateur déchira ses vêtements, disant : Il a blasphémé ! Qu’avons-nous encore besoin de témoins ?"

Ouf! Ils devaient bien se sentir soulagés. Un tel coup de pouce du Seigneur était inespéré. Pourquoi chercher encore de faux témoins, alors que là, en public, Jésus vient de blasphémer ? Leur plan allait enfin arriver à son dénouement.

Pour le Seigneur c'était simplement "mission accomplie".  Le plan de Dieu allait se réaliser.

 

C'est ainsi que Dieu agit souvent dans nos vies. Nous croyons tenir les rênes, mais c'est lui qui nous donne le coup de pouce pour que les choses avancent, pour que les éléments se dénouent.

Il a un plan pour chacun de nous. Approchons nous de lui pour le comprendre afin d'en tirer le plus grand bénéfice pour nous et pour ceux qui nous entourent.

 



02/02/2012
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