A Contre-courant

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Méditation 209: En route vers mon pays



Texte lu

 

Hébreux 11:8-16

  

C'est par la foi qu'Abraham, lors de sa vocation, obéit et partit pour un lieu qu'il devait recevoir en héritage, et qu'il partit sans savoir où il allait. C'est par la foi qu'il vint s'établir dans la terre promise comme dans une terre étrangère, habitant sous des tentes, ainsi qu'Isaac et Jacob, les cohéritiers de la même promesse. Car il attendait la cité qui a de solides fondements, celle dont Dieu est l'architecte et le constructeur. C'est par la foi que Sara elle-même, malgré son âge avancé, fut rendue capable d'avoir une postérité, parce qu'elle crut à la fidélité de celui qui avait fait la promesse. C'est pourquoi d'un seul homme, déjà usé de corps, naquit une postérité nombreuse comme les étoiles du ciel, comme le sable qui est sur le bord de la mer et qu'on ne peut compter. C'est dans la foi qu'ils sont tous morts, sans avoir obtenu les choses promises ; mais ils les ont vues et saluées de loin, reconnaissant qu'ils étaient étrangers et voyageurs sur la terre. Ceux qui parlent ainsi montrent qu'ils cherchent une patrie. S'ils avaient eu en vue celle d'où ils étaient sortis, ils auraient eu le temps d'y retourner. Mais maintenant ils en désirent une meilleure, c'est-à-dire une céleste. C'est pourquoi Dieu n'a pas honte d'être appelé leur Dieu, car il leur a préparé une cité.

 

 

 

Enseignement

 

J'aime particulièrement le chapitre 11 de l'épître aux Hébreux. C'est un hymne à la foi, avec des exemples concrets de personnes dont la vie entière a été menée dans l'espérance. Je trouve très belle cette relation de confiance entre l'homme et Dieu.

 

Dans cette portion, il est question d'Abraham, celui qui, à cause de son parcours, est appelé "le père de la foi". Alors qu'il était un homme bien installé dans son milieu avec toute sa famille, il reçoit l'appel du Seigneur l'invitant à aller en un lieu qui lui serait indiqué chemin faisant. Ensuite, sa femme étant stérile et à un âge où on ne conçoit plus, il reçoit du Seigneur la promesse qu'elle lui donnerait un fils. Par la suite cet enfant est demandé en sacrifice par Dieu. En tout cela Abraham fait simplement confiance à l'Éternel sachant que celui-ci est capable de tout en sa faveur.

 

Abraham était donc pèlerin. Il cherchait le pays promis par Dieu. Il est mort sans avoir acquis cet héritage. Il a été toute sa vie étranger dans des terres étrangères, loin de sa patrie d'origine. Ses descendants, Isaac et Jacob ont hérité la promesse et continué le pèlerinage. Ils n'ont jamais envisagé de retourner en Chaldée, la région d'origine de leur père. Ils savaient qu'ils n'étaient pas destinés à rester dans ce pays là. Ils cherchaient le pays que Dieu lui-même allait leur donner, le pays de la promesse.

 

Abraham, Isaac, et Jacob ne sont pas entrés en possession de l'héritage. Ils compris que le voyage entrepris était au bénéfice de leur postérité. C'est ce qui est arrivé à l'époque de Josué, plusieurs centaines d'années plus tard. Ils ont fait leur part, ils ont fait le pas vers la promesse. Ils vécu dans la foi. Toute leur vie a été moulée dans la foi. Toutes leurs décisions ont été prises sur la base de la promesse.

 

"C'est pourquoi Dieu n'a pas honte d'être appelé leur Dieu, car il leur a préparé une cité."

 

Voilà ceux en qui Dieu trouve son plaisir. Voilà ceux dont Dieu n'a pas honte. Il s'agit de ceux qui mettent en lui leur confiance. Il s'agit de ceux qui gardent la foi. Il s'agit de ceux qui s'attendent au Seigneur.

 

A nous aussi qui croyons en lui aujourd'hui, Dieu a demandé de quitter tout ce qui nous attache sur cette terre pour aspirer à un monde meilleur, à la vie qu'il nous prépare lorsque cette terre de corruption sera jugée. Il nous promet la vie éternelle. Il nous dit que nous ne sommes que de passage sur cette terre.

 

"Mais notre cité à nous est dans les cieux, d'où nous attendons aussi comme Sauveur le Seigneur Jésus-Christ" (Philippiens 3:20)

 

Pour éviter des problèmes déplacés, il est sage que nous vivions en ayant cela à l'esprit. Nous devons vivre comme si nous attendions simplement le temps où nous aurons enfin accès à notre patrie. Si nous nous attachons aux choses de ce monde, notre marche vers la cité promise sera arrêtée.

 

Nous qui croyons en Jésus-Christ et qui l'avons reçu comme Sauveur et Seigneur, sommes étrangers et forains sur la terre. Nous cherchons et attendons la cité de la promesse.

 

 

 

 



05/03/2012
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