A Contre-courant

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Méditation 325: Apocalypse 22, 1-5

Texte lu

 

Apocalypse 22 : 1-5

  

1 Et il me montra un fleuve d'eau de la vie, limpide comme du cristal, qui sortait du trône de Dieu et de l'agneau.
2 Au milieu de la place de la ville et sur les deux bords du fleuve, il y avait un arbre de vie, produisant douze fois des fruits, rendant son fruit chaque mois, et dont les feuilles servaient à la guérison des nations.
3 Il n'y aura plus d'anathème. Le trône de Dieu et de l'agneau sera dans la ville; ses serviteurs le serviront 4 et verront sa face, et son nom sera sur leurs fronts.
5 Il n'y aura plus de nuit; et ils n'auront besoin ni de lampe ni de lumière, parce que le Seigneur Dieu les éclairera. Et ils régneront aux siècles des siècles.

 

 

 

Enseignement

 

Après le chapitre 21 qui présente globalement le nouveau ciel et la nouvelle terre, ainsi que la description de la Jérusalem qui descend du ciel (Méditation 323, Méditation 324), le chapitre 22, dernier chapitre d'Apocalypse, et dernier chapitre de la Bible, commence avec un aperçu de la vie à l'intérieur de la cité.

 

Il y a d'abord le "fleuve d'eau de la vie". Limpide comme du cristal, ce fleuve sort du trône de Dieu et de l'Agneau. En effet comme cela a été dit plusieurs fois, ce trône se trouve bien désormais dans la ville (V.3).

 

Ensuite, Il y a un "arbre de vie". Sa position est assez étrange: "Au milieu de la place de la ville, et sur les deux bords du fleuve". Comment le même arbre peut-il se trouver sur les deux bords du fleuve? L'explication la plus logique serait que l'arbre se trouve en un endroit sec, comme un ilôt, au milieu du fleuve qui se séparerait en deux à cet endroit formant ainsi deux bords de part et d'autre de l'arbre. Cette image serait ainsi semblable à celle du Jardin d'Eden où le fleuve se séparait en quatre (Genèse 2, 10).

 

L'arbre de vie produit du fruit chaque mois, et ce fruit sert à la guérison des nations. Il est donc une fois de plus fait mention des nations, et de l'hypothèse de maux, puisqu'on parle de guérison. Nous savons depuis Ap. 21, 4 qu'il n'y aura plus de maux parmi les élus, dans la cité sainte. L'existence de maux touchant des hommes ne peut donc concerner que des personnes hors de la cité. Ce qui conforte l'idée qu'après le jugement et le renouvellement de toutes choses, il y aura toujours des individus vivants qui seront en marge de la vie de Dieu. Bien que tout semble pointer vers cela, c'est quand même très étrange.

 

Autre réalité qui rappelle le Jardin d'Eden ici, c'est le fait que les hommes puissent vivre avec Dieu et le voir. Dieu se promenait dans le Jardin (Genèse 3, 8), et il causait face à face avec Adam. C'est merveilleux !

 

Le fait de préciser qu'il "n'y aura plus d'anathème", c'est-à-dire de malédiction, montre que ce nouvel Eden est purifié du péché originel, celui là qui avait apporté la malédiction sur l'homme et sur le sol (Genèse 3, 16-19).

 

Les serviteurs de l'Eternel le verront donc face à face, ils auront son nom sur leur front, le Seigneur sera leur lumière, et ils règneront avec lui aux siècles des siècles. Le règne de mille ans n'était qu'un avant-goût. Cette fois le règne des élus avec leur Seigneur sera éternel. Amen !

 

 

Ils règneront aux siècles des siècles

 



15/06/2020
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